Les araignées

Ah la sale bête ! Voilà une des créatures des plus détestée, avec les serpents. Les araignées (Araneae) sont un ordre des Arachnides, qui comprennent les araignées, mais aussi les scorpions, les pseudoscorpions, les acariens etc. Des quelques 47 000 espèces d'araignées dans le monde, nous en comptons environ 1700 en France, toutes venimeuses hormis pour deux petites familles, dont l'immense majorité est parfaitement incapable ne serait-ce que de perçer la peau humaine de ses chélicères (crochets), et dont 3 espèces seulement sont considérées comme potentiellement dangereuses (sans pouvoir toutefois parler d'espèces "mortelles") :

 

1-La célèbre Veuve noire méditérranéenne (Latrodectus tredecimguttatus), aussi appelée Malmignatte des maisons, endémique du sud-est et de la Corse, dont la morsure, il est vrai, peut entraîner quelques complications, son venin est neurotoxique.

2-L'Araignée violoniste (Loxosceles rufescens), elle aussi présente dans le sud de la France, soupçonnée d'avoir un venin nécrosant.

3-La Tégénaire des prairies (Eratigena agrestis), dont la réelle dangerosité n'a jamais été établie.

 

Voilà de quoi rassurer une partie des arachnophobes : 3 potentiellement dangereuses non-mortelles sur 1700 inoffensives pour la France.

 

Ayant testé sur moi-même les morsures des espèces les plus fréquemment rencontrées dans nos contrées (épeires, argiopes, tégénaires des maisons, cheiracanthes...), je peux vous assurer que les effets des morsures sont pour la plupart similaires à une pîqure d'ortie, et qu'il faut absolument forcer l'araignée à perçer votre peau pour subir une envenimation, les araignées françaises n'étant absolument pas agressives, mêmes attrapées. Le bon-sens m'oblige à le dire : je n'encourage bien évidemment personne à faire de même (une allergie est toujours possible), mais je le répète, hormis pour les trois espèces citées ci-dessus, les araignées françaises les plus communes ont des venins totalement indolores et inoffensifs.

 

"Moi je me suis déjà fais mordre pendant mon sommeil !"

- Tu as vu l'araignée te mordre ?

"Non mais... Au réveil, j'avais deux trous sur le bouton, c'est la marque des crochets !"

 

Cette assertion mille fois entendue est erronée. Non recevable monsieur le juge ! Comme dit plus haut, j'ai testé sur moi-même les morsures de la majorité des araignées françaises les plus fréquemment rencontrées dans les maisons et dans la nature, et je peux vous l'assurer : on ne voit PAS la marque des crochets. Absolument rien, uniquement un petit bouton. D'où viennent les deux trous si souvent notés par les prétendues victimes d'araignées nocturnes ? Les femelles moustiques s'y reprennent parfois à deux, trois fois... Ainsi, on peut quelques fois distinguer deux trous de piqûres, mais leur auteur n'est pas une araignée, mais un moustique.

 

Les araignées françaises sont fascinantes, aux formes et aux couleurs variées, aux comportements parfois étonnants. Saviez-vous que nous avions une mygale qui creuse des terriers ? Que l'une de nos araignées a la silhouette de Napoléon sur l'abdomen ? Qu'une autre peut changer de couleur en quelques jours suivant la fleur sur laquelle elle se trouve ?

 

Voilà un florilège des espèces que j'ai pu rencontrer dans la nature tourangelle et poitevine, avec quelques exceptions dans le sud. Bien sûr, si vous constatez la moindre erreur de détermination, ou la moindre faute d'orthographe, faites le moi savoir en commentaire.


Les Tégénaires (Tegenaria sp. et Eratigena sp.)
Famille : Agelenidae (Agelenidés).

 

Ces araignées sont sûrement les plus communément rencontrées par l'homme, pour la simple et bonne raisons que la plupart de ces espèces sont anthropohiles, c'est à dire qu'elles ne peuvent survivre que dans nos habitations : vouloir s'en débarrasser reviendrait à se plaindre d'oiseaux dans le ciel. Elles courrent vite et peuvent être parfois "géantes", mais elles sont absolument inoffensives et rendent de bons et loyaux services d'insecticide. Contrairement à une idée répandue, elles ne sont pas sales, mais font leur toilette et refont souvent leurs toiles. Les toiles pleines de poussières le sont car abandonnées par leurs occupantes.



L'Araignée Courge (Araniella cucurbitina).
Famille : Araneidae (Aranéidés).

 

C'est une toute petite araignée, très jolie, commune dans nos prairies. Inoffensive.



L'Argiope Frelon (Argiope bruennichi).
Famille : Araneidae (Aranéidés).

 

Aussi appelée Épeire frelon, Épeire fasciée ou Argiope fasciée, elle est très commune dans nos prairies, surtout le long des cours d'eau. Totalement inoffensive, sa morsure est similaire à une pîqure d'ortie, en moins fort. Sa toile est intéressante car elle possède un "stabilimentum", une partie de soie épaissie au centre de la toile, qui attise encore beaucoup la curiosité des aranéologues. Certains pensent qu'il sert à confondre l'araignée au milieu de sa toile pour être moins visible par ses proies, d'autres simplement à consolider la toile. Lorsqu'on la dérange, elle secoue sa toile d'avant en arrière, créant une sorte de flou, contribuant sûrement à l'échapper de la vue des prédateurs.



Épeire Armide (Aculepeira armida).
Famille : Araneidae (Aranéidés).

 

Petite araignée assez proche de l'Épeire feuille de chêne. D'un beau brun, elle est commune dans nos prairies. Inoffensive.



L'Épeire Carrée (Araneus quadratus).
Famille : Araneidae (Aranéidés).

 

C'est une magnifique araignée, aussi appelée Épeire à quatre points. Totalement inoffensive, c'est une espèce intéressante car très polymorphique : en effet, on trouve des spécimens d'un rouge très marqué, des jaunes, des gris... Je la trouve vraiment splendide.



L'Épeire de Velours (Agelenatea redii).

 Famille : Araneidae (Aranéidés).

 

Cette jolie petite araignée à l'aspect soyeux mérite bien son nom. Avec son motif d'alien (ou de Titeuf, au choix) sur l'abdomen, elle est commune dans nos prairies, et est-ce utile de le préciser : inoffensive.



L'Épeire des Roseaux (Larinioides cornutus).
Famille : Araneidae (Aranéidés).

 

Belle épeire, inoffensive, fréquente près des rivières, des mares et des étangs.



L'Épeire Diadème (Araneus diadematus).
Famille : Araneidae (Aranéidés).

 

Certainement l'épeire la plus connue du grand public, on la trouve absolument partout : des prairies sèches, aux bancs public de vos centres-ville. Comme la plupart des épeires, elle refait sa toile chaque matin, mais si vous la voyez refaire sa toile en pleine après-midi sans raison apparente, sûrement qu'une pluie ou une tempête avec grand vent se prépare. Elle est bien sûr inoffensive.



L'Épeire Feuille de Chêne (Aculepeira ceropegia).
Famille : Araneidae (Aranéidés).

 

Cette araignée, assez fréquente dans nos prairies, présente comme son nom l'indique, un dessin en forme de feuille de chêne, sur l'abdomen. Inoffensive.



L'Épeire à Dents de Scie (Araneus angulatus).
Famille : Araneidae (Aranéidés).

 

Belle épeire. Elle est bien sûr inoffensive, malgré la taille impressionnante qu'elle peut atteindre.



Les mygales atypes (Atypus sp).
Famille : Atypidae (Atypidés).

 

Quelle ne fut pas ma surprise en trouvant cette énorme araignée, devant le garage de ma maman. Une mygale en France ? Et oui. La Mygale commune, ou encore mygale à chaussette ou Atype, est une mygale que l'on trouve en France. A la différence des aranéomorphes, c'est à dire toutes les araignées que nous avons vu jusque là, qui ont des chélicères (crochets à venin) articulés de la droite vers la gauche, les mygalomorphes ont des crochets dirigés vers l'avant. Je la pris doucement, calmement, et elle est comme toutes les araignées de France : craintive et pacifique. Il est très rare de la voir hors de son terrier. En effet, elle creuse un terrier de près de 40cm, qu'elle tapisse de soie, et dont l'entrée se termine par une "chaussette" (d'où l'un de ses noms) que vous avez en photo ci-contre. Dès qu'un insecte passe près de la chausette ou marche dessus, la mygale remonte le terrier à la vitesse de l'éclair et transperçe la chaussette pour envenimer sa proie. Je n'ai trouvé aucune information concernant la morsure de cette espèce, alors je l'ai également testée sur moi, avec un peu d'appréhension je dois l'avouer, au vu de la taille impressionnante des chélicères. Et bien comme d'habitude, il faut la forcer à mordre puisqu'elle est absolument placide, les crochets ont mille peine à perçer notre peau, et on ne sent absolument rien. La photo floue est une capture d'écran d'une vidéo que j'ai faite d'elle, pour vous montrer les crochets dépliés.



La Cheiracanthe (Cheiracanthium sp).
Famille : Cheiracanthidae (Cheiracanthidés).

 

Impressionante n'est-ce pas ? Ou disons plutôt impressionant, car c'est le mâle qui possède ces énormes chélicères, la femelle, elle, en a de tout petits. Assez commune dans nos prairies, on la trouve dans sa "retraite", un cocon de soie qu'elle fabrique le plus souvent en haut des graminées. Ayant testé la morsure pour vous, l'honnêteté m'oblige à vous dire qu'elle est douloureuse quelques minutes après, et qu'une sensation de brûlure assez dérangeante ne disparaît que le lendemain soir, pour ce qui fut mon cas tout du moins. Mais bien sûr, j'ai du forcer le mâle à me mordre en appuyant moi-même sur les crochets, tant cette araignée est pacifique. Les venins ont toujours des effets qui peuvent différer d'une personne  à l'autre et je me dois encore de vous avertir de ne pas reproduire cela sur vous. Mais gardez ceci en mémoire : cette araignée ne vous attaquera jamais, et sa morsure est à peu près similaire à une piqûre de frelon en moins fort.



Les Dysdères (Dysdera sp).

Famille : Dysderidae (Dysderidés).

 

On trouve en France trois espèces de cette famille, dont deux extrêmement proches : la Dysdère armée (Dysdera crocata) et l'autre n'a pas de nom vernaculaire (Dysdera erythrina). Le seul moyen de les différencier est de tuer le spécimen pour observer ses pattes à la loupe binoculaire, c'est pourquoi nous n'irons pas plus loin que jusqu'au genre (Dysdera sp). Malgré leur livrée rouge vif et leurs crochets qui peuvent impressionner, elles sont totalement inoffensives et fuyardes, les crochets ont mille peines à perçer notre peau, et la morsure est similaire à une pîqure de moustique qui gratte moins longtemps. Elles sont fréquente sous les grosses pierres en lisière de forêt, en prairie sèche, voire sous nos pots de fleurs.



L'Érèse Coccinelle (Eresus kollari).

Famille : Eresidae (Éresidés).

 

Les Eresidés sont une famille d'araignée remarquable. En France, on trouve 4 espèces, dont celle-ci est la plus fréquemment rencontrée, avec ses pattes arrières rouges, bien qu'elle soit bien rare en dehors de son terrier, elle aussi. Le mâle (photos ci-contre), est bien plus petit que la femelle et il n'y a que lui que l'on peut voir à la surface. La femelle, est toute noire et reste toujours au terrier où elle chasse les insectes qui passent à proximité de l'entrée, bordée de fils de soie pour détecter les proies. Je n'ai rencontré cette espèce qu'une seule fois en septembre 2012 et n'ai pas testé la morsure. Il semblerait qu'elle soit douloureuse. Dans tous les cas elle n'est évidemment pas dangereuse et est pacifique. Il faut tout de même mentionner la livrée particulièrement élégante du mâle, c'est une très belle araignée.



La Tarentule Radiée (Hogna radiata ssp).
Famille : Lycosidae (Lycosidés).

 

Cette grande araignée loup peut paraître impressionnante, mais elle est inoffensive, bien que la morsure, hautement improbable tant cette araignée court vite et est craintive, soit probablement un peu douloureuse. Attraper cette araignée est une vraie course poursuite ! Ces araignées ne tissent pas de toile mais chassent à l'affût des proies parfois plus grosses qu'elles. On la rencontre en France dans le sud (pourtour méditérrannéen), son foyer d'origine, mais elle remonte jusqu'au bassin parisien. J'ai rencontré mes premières en Touraine, en lisière de forêt.

 

Celles de cette région sont plus bien petites et appartiennent à la sous espèce (H. r. minor), tandis que celles du sud appartiennent à la sous-espèce nominale (H. radiata radiata) et sont bien plus grosses. Ces dernières sont ci-contre dans la deuxième série de photographies. Vos noterez la différence de taille impressionnante entre les deux sous-espèces.




Les Pholques (Pholcus sp. et Holocnemus sp).
Famille : Pholcidae (Pholcidés).

 

Ces araignées sont très communes dans nos maisons. Synonymes d'un lieux de vie saint, elles sont absolument inoffensives. Il est strictement impossible d'être envenimé par cette araignée (au venin de toutes façons sans danger), ses crochets étant bien trop petits pour perçer notre peau : je l'ai testé, sans succès. Très utiles, elles nous débarrassent d'un nombre incalculable de mouches (porteuses de bactéries et pouvant contaminer notre nourriture) et de moustiques. Cette année (2019) j'ai posé un petit mâle sur la toile d'une femelle. Il a tapoté la toile pour "montrer patte blanche" (avertir la femelle qu'il n'est pas une proie) et ils se sont immédiatement accouplés. Comme certaines Tégénaires, cette espèce ne peut pas survivre en dehors de nos habitations : nos maisons sont son unique lieu de vie, faisons-donc la paix vous ne croyez pas ?



La Dolomède des Marais (Dolomedes fimbriatus).

Famille : Pisauridae (Pisauridés).

 

Voilà une bien curieuse araignée : elle court sur l'eau ! Quasi-miracle rendu possible par sa légèreté extrême. Inféodée aux milieux aquatiques, elle est même capable de plonger pour chasser ses proies : invertébrés aquatiques, têtards, voire mêmes de petits poissons pour les plus gros spécimens. On peut bien sûr la rencontrer également hors de l'eau. Elle est inoffensive.



La Pisaure Admirable (Pisaura mirabilis).
Famille : Pisauridae (Pisauridés).

 

Petite araignée commune de nos rivages et mares. Cette espèce ne fait pas de toile (sauf pour le cocon de la progéniture) mais chasse ses proies à vue dans la végétation.



La Saltique Noire (Evarcha acuata).

Famille : Salticidae (Salticidés).

 

Quel beau visage zébré n'est-ce pas ? Ces minuscules araignées sont communément appelées "araignées sauteuses" et à juste titre : elles peuvent faire des bonds démesurés au vu de leur taille. Le mâle est beaucoup plus petit, comme souvent, que la femelle (voir photos ci-contre). J'ai observé ces deux spécimen dans une prairies pleine de ronces en Haute-Corrèze en 2014.

C'est une famille extrêmement intéressante, qui de par la diversité des livrées et surtout des moeurs qu'elle recoupe (6000 espèces partout dans le monde) ne doit pas être mise de côté : c'est la famille des désormais célèbres araignées-paon, qui ont inventé la danse orientale : tapez "dancing spider" sur YouTube, vous serez surpris !



Micrommate émeraude (Micrommata virescens).

Famille : Sparassidae (Sparassidés).

 

Elle est d'un beau vert fluorescent, et se confond à merveille dans la végétation, indétectable. Le mâle est tout fin, et son abdomen brun jusqu'à la dernière mue où il prendra la même couleur que la femelle. Inoffensive.



(Enoplognatha sp).

Famille : Theridiidae (Théridiidés).

 

Curieuse araignée, aux belles couleurs, que je n'ai rencontré qu'une seule fois sur une marguerite, en Touraine. Cette famille, (dont la Veuve noire fait partie) est connue pour posséder un petit nombre d'espèces aux venins parfois quelques peu virulents, mais ce n'est de toute évidence pas le cas de cette espèce, parfaitement inconnue du grand public, principe de précaution oblige, elle figurerait parmis les suspectes depuis bien longtemps.



La Malmignatte des Maisons (Steatoda triangulosa).

Famille : Theridiidae (Théridiidés).

 

Ne frémissez pas à la vue de son nom vernaculaire, elle est rare, et non dangereuse pour l'homme, bien que le venin des Steatoda soit soupçonné d'être douloureux en cas de morsure, pour certaines espèces du moins.



La Thomise Enflée (Thomisus onustus).

Famille : Thomisidae (Thomisidés).

 

Nous voilà arrivé à l'une des familles d'araignées les plus intéressantes de France : les Thomisidés. Ces araignées sont pour certaine espèces, capables de changer de couleurs suivant la fleur sur laquelle elles chassent, à l'affût. C'est le cas de celle-ci, la Thomise Enflée. Si elle chasse sur une marguerite ou une ombelle, elle sera entièrement blanche, mais si vous la changez de fleur pour la mettre sur un pissenlit ou un bouton d'or, elle deviendra progressivement jaune. Le phénomène se fait en 4 à 5 jours, de mes observations personnelles. Cette famille est surnommée "araignées crabes", du fait de leur mode de déplacement latéral. Elles sont inoffensives.



La Thomise Variable (Misumena vatia).

Famille : Thomisidae (Thomisidés).

 

Certainement la plus connue et la plus commune des araignées crabes. Plus grosse que la précédente, on la rencontre plus fréquemment sous sa forme blanche, que jaune. On la trouve sur de nombreuses plantes, dont des orchidées (Orchis bouc, Orchis pyramidal et Orchis pourpre pour ma part).

 

Inoffensive comme toutes les araignées de cette famille, la morsure, dont j'ai également testé les effets, fait l'effet d'une pîqure d'ortie en moins fort, au risque de me répéter. Elles sont de plus très peureuses et se cachent sous leur fleur à la moindre approche.

 

Sur les deuxièmes et troisièmes photos de cette série, vous pourrez voir un mâle, minuscule comme toujours, profitant de l'occupation culinaire de sa femelle pour s'accoupler sans danger.

 

J'ai pour finir une petite anecdote à vous conter : j'ai un jour photographié un papillon en 2012, une Carte géographique (Araschnia levana). Je fus étonné d'avoir pu l'approcher d'aussi près, à la limite de coller mon objectif sur lui. Quelques années après, en parcourant mes photos avec mon meilleur ami, il me dit à la vue de la photo (la première de cette série) :

"Waouw, sympa la prédation de Misumena !"
- Pardon ? Où tu vois une araignée, c'est juste un pap... Ah oui, exact.



Le Thomise Globuleux (Synaema globosum).

Famille : Thomisidae (Thomisidés).

 

Voilà la fameuse araignée Napoléon, observez bien son abdomen, cela ne vous rappelle rien ? Cette araignée est le cauchemar des photographes animaliers : ayant une très bonne vue, elle suit vos mouvements, et se cache au fur et à mesure que vous la suivez sur sa fleur, à la manière d'un chasseur et sa proie tournant autour d'un arbre sans jamais se voir. On trouve des spécimens à la livrée franchement rouge, et d'autres jaunes, voire presque blanche, mais toujours avec l'un de nos anciens empereurs sur le dos. Totalement inoffensive.



Commentaires: 1
  • #1

    Bernard DAVOIGNEAU (samedi, 27 juin 2020 20:57)

    Superbe série.
    Mention spéciale pour l'épeire feuille de chêne.