Les droséras (Drosera spp).

 

Aussi appelées rossolis ou rosées du soleil, ce sont des plantes à pièges semi-actifs, c'est-à-dire que leur mécanisme est un mouvement de la plante, mais très lent. Ces pièges sont à tentacules terminés par une noisette de glue sécrétée par la plante. Lorsqu'un insecte se pose sur une feuille, il est immédiatement englué et patauge déséspérément, se débat pour sauver sa vie. Les poils étant sensitifs, ils se referment lentement au fur et à mesure que la proie lutte. La feuille se replie également sur elle-même. Il faut bien 15 à 20 bonnes minutes pour que le mécanisme s'achève. Les enzymes sont alors sécrétés par les poils et la plante digère l'insecte. Au bout de quelques jours, la digestion terminée, la feuille se dépliera et le vent chassera la carcasse de la proie.

 

Ce sont des plantes de méracages et de tourbières que l'on trouve en Amérique du sud, en Europe, en Afrique et en Australie. L'on trouve 5 espèces en France : Drosera rotundifolia, que j'ai observé dans la nature (voir rubrique "autres plantes"), Drosera intermedia, Drosera anglica, dont deux hybrides : Drosera x obovata (hybride entre D. anglica et D. rotundifolia), et Drosera x beleziana, méconnu et quasiment introuvable.

 

Peu d'espèces se trouvent en jardinerie, les plus fréquentes, que je possède, sont la Rossolis d'Alice (Drosera aliciae) et la Rossolis du Cap (Drosera capensis). J'utilise comme d'habitude le substrat préconisé par Jean-Jacques Labat : 70% de tourbe blonde et 30% de sable de Loire.


Rossolis du Cap (Drosera capensis).

Rossolis du Cap, variétée hypochrome (albinisme végétal).


Rossolis d'Alice (Drosera aliciae).


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