Les népenthès (Nepenthes spp).

 

Les népenthès sont mes plantes carnivores préférées. A pièges passifs, elles sont extrêmement variées. On peut les subdiviser en deux catégories : les népenthès de basse altitude, évoluant en climat tropical humide, et les népenthès de haute altitude, qui vivent en région plus froides. Le piège, qui est une urne, se situe au bout d'une petite tige très fine elle-même au bout de la feuille. Il existe beaucoup d'espèces différentes, certaines, comme Nepenthes maxima, ont des urnes pouvant atteindre 30cm. Ces urnes sont remplies d'un liquide digestif enzymatique produit par la plante. En Indonésie, on pense que boire le liquide d'une urne encore fermée a des vertus pour le corps humain. Attention toutefois, certaines espèces ont le liquide digestif irritant pouvant causer des brûlures graves par voie interne.  Les premiers explorateurs ayant découvert ces plantes ont cru a une blague de la part des autochtones en y trouvant de petits rats noyés dans des urnes.

 

Le piège est divisé en quatre parties : l'opercule, qui est le couvercle empêchant l'eau de pluie de remplir l'urne, le péristome, c'est-à-dire le bord de l'urne, très glissant et enduit de nectar et de couleurs vives pour attirer les proies, une zone cireuse très glisante sur la paroie intérieure et enfin la zone digestive. Beaucoup d'espèces possèdent des poils le long de l'urne sur la face extérieure pour guider l'insecte jusqu'au précipice fatal.

 

Ces plantes ne peuvent survivre sous nos latitudes, elles ont besoin d'une hygrométrie très élevée, plus de 80%. C'est pourquoi le terrarium est la meilleure option pour ces plantes merveilleuses. Cependant, les espèces trouvées en jardinerie sont pour la plupart des hybrides sur plusieurs générations et sont très résistantes, et s'accomodent d'une vie en pot intérieur, à condition de respecter trois conditions : un bon substrat, leur pulvériser de l'eau au moins une fois par jour, et une luminosité adaptée, c'est-à-dire pas trop forte mais constante. La placer derrière une fenêtre avec un rideau d'ombrage filtrant un peu le soleil est l'idéal.

 

Voici mes népenthès.


Népenthès ailé (Nepenthes alata).

 

Je ne peux pas être sûr de l'identification, mais elle s'en rapproche. Mon substrat : 50% de tourbe blonde, 20% de sable de Loire, 20% de vermiculite, 10% de perlite.

Népenthès indéterminé (Nepenthes gymnanphora ?: N. ampullaria ?).

 

Ce petit népenthès a une drôle d'histoire et revient de loin. Lorsque je l'ai acheté, je l'ai rempoté dans un substrat épouvantable. J'ai voulu faire un mélange à base de fibres de coco et d'argile, préconisé par Jean-Jacques Labat. Mais n'ayant pas de fibres de coco mais un vieux stock de copeaux de coco (ultra épais et durs), je me suis dis que cela ferait l'affaire, et pareil pour l'argile, n'en ayant pas en poudre mais seulement des billes d'argiles que j'ai broyées au marteau. Après l'ajout du polystyrène et du sable de Loire, je plante le népenthès. Résultat, au bout de quelques semaines, il semblait totalement mort, séché sur place. Déçu, j'ai arrêté de l'arroser. Et puis un jour, en rempotant mes népenthès ailés, je me suis dit que je pourrai à tout hasard le replanter dans leur pot, après tout il y avait la place et ne sait-on jamais. A ma grande surprise, au bout de quelques jours, je vis apparaître une minuscule feuille bien verte sur le misérable trognon séché. Aujourd'hui, voilà à quoi il ressemble : il a survécu ! La vie trouve toujours un chemin.

Népenthès indéterminé (Nepenthes sp).

 

Je n'ai aucune idée de l'espèce à lquelle peut appartenir ce pied. Je l'ai acheté alors qu'il n'avait aucune urne de formée, je voulais avoir la surprise. D'un beau rouge sang teinté de vert, il m'a séduit et je ne suis pas déçu. Pour ce petit népenthès, j'utilise un autre substrat préconisé par Jean-Jacques Labat, que j'ai adapté à mes matières disponibles : 50% de fibres de coco, 30% de sable de Loire, 10% de perlite, 10% de vermiculite. Avec ce substrat, la plante semble au paradis, elle croît comme jamais !



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