Les Sarracénias (Sarracenia spp).

 

Ces plantes nord-américaines de marécages sont à pièges passifs, c'est-à-dire que la plante ne bouge pas, elle se contente d'attirer les proies (couleurs vives, pseudo-nectar), puis elles tombent d'elles-mêmes au fond d'une urne, tapissée intérieurement de poils recroquevillés vers le bas pour empêcher les fuites. Certaines espèces ont un capuchon pour empêcher l'eau de pluie de rentrer (comme S. leucophylla), d'autres ont au contraire un capuchon qui facilite le remplissage de l'urne par la pluie, comme S. purpurea, nécéssaire pour la libération des enzymes digestives. L'été, lorsque les insectes abondent, les pièges sont fréquemment remplis jusqu'à ras-bord de proies, permettant ainsi la fuite des nouvelles. Les pièges se fânent, sèchent, mais cela fait parti du cycle de la plante : il faut les laisser jusqu'au printemps, le temps que tous les insectes soient digérés, et que leurs nutriments soient assimilés dans le rhizome, afin que la plante redouble de croissance et de vitalité à la belle saison. Ces plantes peuvent tout à fait vivre sous nos latitudes.

 

Mes plantes ne proviennent pas de producteurs passionnés mais de jardineries grand-public, et ce faisant il est peu probable que les espèces soient pures, car elles proviennent de grandes serres où de nombreuses hybridations ont lieu, les hybrides étant plus tolérants aux conditions moins adaptées que les néophytes leur offrent.

 

J'utilise bien sûr le mélange conseillé par Jean-Jacques Labat : 70% de tourbe blonde, 20% de sable, 10% de perlite.


Plante à urne pourpre (Sarracenia purpurea).

Hybride entre S. minor et S. leucophylla (Sarracenia x excellens).


Sarracénia indéterminé (S. x swaniana ?; S. mitchelliana ?).

Bec de perroquet (Sarracenia psittacina).

 

Acheté tout petit (voir première photo de la galerie ci-dessous), il m'a très vite donné de magnifiques pièges en quelques semaines, dans un substrat parfait pour lui : 70% de tourbe blonde, 10% de vermiculite, 10% de perlite, et 10% de sable de Loire. Les pièges ont une ouverture minuscule et on se demande parfois comment il fait pour se nourrir. Mais croyez moi, lorsque le soleil passe à travers une urne, on constate que notre ami n'est pas en malnutrition.


Contenu impressionant d'une urne disséquée.


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