La Couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus)

La Couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus) est une grande couleuvre de la famille des Colubridae, comme la Couleuvre verte et jaune. Elle peut mesurer jusqu'à plus d'1.70m, le record étant un spécimen d'1,93m capturé en Grèce par un passionné.

 

C'est le seul serpent français véritablement forestier. En effet, elle est semi-arboricole, de ce fait vous la rencontrerez peut-être (avec beaucoup de chance) en forêt. Elle est très difficile à voir du fait de ses moeurs discrets et de son camouflage parfais : son dos est de la couleur des feuilles ce qui la confond avec ces dernières lorsqu'elle est au sol, et son ventre est jaunâtre ce qui la confond avec la lumière lorsqu'elle est dans un arbre où elle chasse des oisillons.

 

Elle mange également des micromammifères, on en a déjà observé une dévorant une taupe !

 

Une légende tenace veut qu'elle se jette des arbres pour vous attaquer :

 

1-Si elle tombe d'un arbre et qu'elle se casse une côte, c'est la mort assurée car elle ne pourra plus chasser ou un organe sera perforé.

2-Elle est totalement inoffensive, non-venimeuse et non agressive.

3-Les serpents volants existent bel et bien (les Chrysopelea), mais tant que nous n'aurons pas annexé la Thaïlande à la France, nous n'en aurons pas sur notre territoire.

 

Une autre histoire que l'on raconte beaucoup moins mais qui elle est pourtant vraie : son nom vient du grec Asklepios, qui était le dieu de la médecine. Les romains l'ont rebaptisé Esculape. Les grecs, en plus de lui vouer un culte païen, capturaient des dizaines de spécimens de cette espèce pour les mettre dans les temples où l'on soignait les malades, afin qu'elles mangent les rongeurs pouvant leur transmettre la leptospirose. Elle reste encore aujourd'hui l'emblème de nos professions médicales et pharmacies : la coupe d'Hygie.

 

Elle est ovipare et bien sûr protégée.

 

Je n'ai observé que très rarement cette espèce, et ce fut à chaque fois un grand moment de passion. C'est un serpent d'une élégance rare, se déplaçant avec grâce dans les feuillages. Fait intéressant, elle possède une odeur corporelle particulière unique. La première que j'observai fut un moment pour le moins cocasse : le 22 Mai 2011, dans la commune de Neuvy-Le-Roi (37), j'avais alors 16 ans, tandis que ma mère et son mari discutaient avec les parents d'un ami chez qui ils venaient de me récupérer, dans le parc du bourg du village, ils me virent partir en courant, vers une masse serpentiforme avançant tranquillement vers les balançoires. L'adrénaline de la passion me faisait trembler la voix et j'eus du mal à faire un exposé sur l'espèce devant mon public stupéfait. Je me garderai néanmoins de partager avec vous la moindre photo de cet événement, ayant eu une coiffure toute particulière à cet âge là, je pense que vous comprendrez.


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